EXPOSITION – Jean-Michel CRAPANZANO et Werner MORON

EXPOSITION – Jean-Michel CRAPANZANO et Werner MORON
21 décembre 2021 pn_modif

Du 10 septembre au 23 octobre 2022
Vernissage le vendredi 9 septembre 2022 à 18h30

Deux artistes, deux parcours, deux personnalités mais une même envie d’appréhender l’art sous l’angle de la participation.
Jean-Michel Crapanzano et Werner Moron prendront leurs quartiers à la Châtaigneraie en cette rentrée 2022. Une occasion de découvrir les univers de ces deux artistes plasticiens protéiformes et engagés !

Jean-Michel CRAPANZANO (1973)

Jean-Michel Crapanzano vit et travaille à Heerlen (NL). Il est diplômé de l’Académie des Arts – Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg en tant qu’artiste multimédia (photographie, vidéo, peinture et dessin), et de l’Académie des arts visuels et du design de Maastricht, en tant que professeur d’art.

Il est spécialisé dans la photographie, la vidéo, les dessins muraux, l’art dans l’espace public et les projets d’art participatif. Ses principaux thèmes sont basés sur des recherches sur les comportements humains à travers l’Identité, l’Histoire et la Futurologie. Un de ses derniers projets « The dance of Lies and Jan », se compose d’un film participatif et d’une sculpture de 10 mètres de haut dans l’espace public, il est toujours en cours de finalisation (en partenariat avec la ville de Heerlen).

Il travaille également sur une série de photographies, textes, vidéos et dessins sur un possible monde parallèle futuriste à venir. Il propose des ateliers dans des domaines variés, pour tout public.

Werner MORON (1962)

Werner Moron vit et travaille à Liège. Sa démarche artistique est fondée sur une distance critique permanente du marché de l’art. Pour cela, il a choisi de mettre en scène des actes, des performances ou des événements qui impliquent la participation du spectateur, comme sujet et comme citoyen, sollicité dans un dialogue.

Afin d’expérimenter le monde, un monde concret, Werner Moron varie constamment les lieux d’intervention et mélange les modes d’expressions artistiques et les modes de production : peintures, dessins, installations, performances, conférences – performances, dans des lieux institutionnels ou non – institutionnels, publics ou privés, où la participation d’un spectateur est constamment sollicitée.

A cela s’ajoute une pratique obstinée de l’écriture qui jette une lumière sur l’origine verbale de sa création plastique, sur sa fascination devant le langage et ses pouvoirs des significations. C’est ainsi que, dans un même mouvement, il affirme avec clarté une implication politique acérée et une charge esthétique et poétique déterminante. La somme des intentions alternatives, l’éclectisme des événements qui mêlent les déclamations poétiques ou polémiques, les travaux d’écriture, les improvisations musicales, à côté des éditions, de catalogues ou de livres d’artiste, ont trouvé leur nucleus dans la notion de biotope artistique et la création de ce que Moron nomme les « Paracommand’arts », une activité artistico-sociale dont le but est de faire prendre conscience au public des conditions économiques et idéologiques qui influent sur son comportement et son appréhension de l’art.

Lors d’événements ou de performances passés, il a eu recours à des éléments hétéroclites présentés dans des contextes de monstration fort peu institutionnels pour la plupart. La nature des oeuvres l’exige : des oeuvres monumentales de vingt-cinq mètres de long, des « déchets de peintures », des oeuvres qui prennent la forme de résidences-sculptures (tunnels, tentes, wagons, chambres,…), des reliquats d’actions menées sur le mode de ce que Moron nomme des « enfermements ». Tous ces éléments sont amenés à vivre en dehors d’un contexte de conservation classique, où exténuation, dépérissement, transformations et métamorphoses opèrent inéluctablement.  De là sont nées ce que Werner Moron a appelé des vivaces, des éléments d’œuvres qui, débordant des intentions initiales, évoluent d’une présentation à l’autre et  dialoguent dans des lieux et des temps diversifiés.

En collaboration avec le Musée de l’Ephémère, Herstal, l’Univesité de Heerlen, Pays-Bas et Marres, Maastricht (Pays-Bas).

Informations pratiques :

Exposition accessible de 14h à 18h les mercredis, vendredis, samedis et dimanches, ou sur rendez-vous.
Fermé les lundis, mardis, jeudis et jours fériés.
Entrée libre.