EXTRA MUROS – en Piste ! – Edition 2026

EXTRA MUROS – en Piste ! – Edition 2026
30 juillet 2026 Justine Mathonet

04 > 13 septembre 2026 – Vernissage le jeudi 03 septembre à 18h00
A La Boverie, Liège

en Piste! permet au public d’apprécier le dynamisme du secteur des arts plastiques par la diversité de ses propositions. Conçu comme une carte blanche offerte aux galeries et centres d’art de la région liégeoise, l’évènement en Piste ! donne à voir le travail d’un nombre conséquent d’artistes.

Pour cette édition, La Châtaigneraie présente le travail de 6 plasticiennes dans une version « teaser » de sa prochaine exposition, PRISMES, qui aura lieu au mois de novembre à Flémalle.

En résonance avec le thème « Miroir/Miroir » de la Biennale de l’Image Possible 2026, cette exposition réunira Priscilla Becari, Sophie Langohr, Gabrielle Lerch, Ethel Lilienfeld, Emilie Magnan et Sarah Pietra A. Minutillo. Elles proposent un ensemble de regards singuliers sur le corps, non pas envisagé comme un reflet unique mais bien comme une surface de diffraction. Le corps y est tantôt traité via son effacement ou son absence, tantôt via sa métamorphose ou son hybridation. Sous le prisme du regard extérieur, leurs propos se décomposent et multiplient les points de vue pour ensuite mieux se retrouver. Une multiplicité de discours est réunie autour d’une thématique qui les rassemble. Récits, projections, interrogations des normes ou engagements politiques, le corps est disséqué sous toutes ses facettes et à travers tous les médiums. Dans un monde ou l’image inonde, la question de la représentation du corps est sans cesse remise en question, entre rejet et acceptation, entre déconstruction et réappropriation.

A travers leurs pratiques, ces 6 plasticiennes font apparaître le corps comme un lieu de passage et de projection, un espace où se rejoignent les questionnements soulevés par la Biennale. Il permet de naviguer entre intime et politique, mémoire et transformation ou encore identité et altérité. Si le miroir nous place face à notre alter ego, le prisme nous oblige à naviguer à travers des positions multiples. Cette exposition ne tente pas d’établir une représentation fixe des corps mais justement d’en montrer les différentes facettes, d’en assumer les multiples états, d’en envisager les changements.

PRISMES réunira donc des regards singuliers sur le corps, traité tantôt via son effacement ou son absence, tantôt via sa métamorphose ou son hybridation. Dans un monde ou l’image inonde, la question de la représentation du corps est sans cesse remise en question, entre rejet et acceptation, entre déconstruction et réappropriation. A travers leurs pratiques, elles font apparaître le corps comme un lieu de passage et de projection. Il permet de naviguer entre intime et politique, mémoire et transformation ou encore identité et altérité.

Les artistes

Le travail de Priscilla Beccari explore la condition humaine, particulièrement féminine, à travers divers médiums (vidéo, installation, dessin…). Chez elle, les corps deviennent les vecteurs symboliques qui interrogent les tensions entre l’intime et le politique. Elle joue avec les archétypes anciens qu’elle mène à l’aune des préoccupations actuelles.

Sophie Langohr, quant à elle, interroge les images du passé. Elle se les approprie, les détourne et les revisite. Grâce à différents procédés (photographie, sculpture…), elle les amène dans un contexte contemporain afin de leur donner une parole nouvelle tout en reconnaissant leurs propres modes de construction originelle.

Les installations sculpturales de Gabrielle Lerch proposent de véritables écosystèmes. A travers des corps fragmentés et en mutation, son travail explore des formes hybrides, brouillant les frontières entre humain, animal et objet. Les matières organiques y contrastent avec des éléments industriels, introduisant une tension entre attraction et répulsion. Son univers évoque un retour à un état larvaire, lié à l’eau comme origine et moteur de mutation. Cette vision propose un « biohumanisme » où régresser devient une alternative aux logiques de croissance.

Les photographies, les vidéos ou encore les installations d’Ethel Lilienfeld explorent les tensions entre normes sociales, identité, genre et espace, créant des œuvres puissantes et immersives. En mêlant techniques traditionnelles et actuelles, elle met en lumière l’impact des technologies sur nos identités et nos modes de représentation.

A travers une approche sensible du dessin, Émilie Magnan est attirée par le corps humain depuis ses débuts. Ses œuvres suggèrent des narrations intimes et une certaine douceur s’en dégagent. Néanmoins, sous l’apparence du réconfort se cache des éléments perturbateurs qui induisent une forme d’étrangeté, voire de malaise.

Enfin, Sarah Pietra A. Minutillo travaille à partir d’images existantes qu’elle transforme et recompose pour leur donner une seconde vie dans ses dessins ou ses sculptures. Dans ses œuvres à la plastique hyperréaliste et sous des dehors de perfection, la violence et la fragilité sont latentes.

 

Plus d’infos : www.laboverie.com/expos-evenements/les-prochaines-expos/en-piste